À 03h00 le 4 novembre, les chars soviétiques pénétrèrent dans Budapest le long de la rive de Pest du Danube en deux poussées : l'une remontant la route de Soroksári depuis le sud et l'autre descendant la route de Váci depuis le nord.
Ainsi, avant même qu'un seul coup de feu ne soit tiré, les Soviétiques avaient effectivement coupé la ville en deux, contrôlaient toutes les têtes de pont et étaient protégés à l'arrière par le large fleuve Danube. Des unités blindées traversèrent vers Buda et, à 04h25, tirèrent les premiers coups de feu sur la caserne de l'armée sur la route de Budaörsi. Peu après, des tirs d'artillerie et de chars soviétiques furent entendus dans tous les districts de Budapest.
À 05h20 le 4 novembre, Imre Nagy diffusa son dernier appel à la nation et au monde, annonçant que les forces soviétiques attaquaient Budapest et que le gouvernement restait à son poste.
À 06h00, le 4 novembre, dans la ville de Szolnok, János Kádár proclama le « Gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan hongrois ». Sa déclaration affirmait : « Nous devons mettre fin aux excès des éléments contre-révolutionnaires. L'heure de l'action a sonné. Nous allons défendre les intérêts des ouvriers et des paysans ainsi que les acquis de la démocratie populaire. »
À 08h00, la défense organisée de la ville s'évapora après la saisie de la station de radio, et de nombreux défenseurs se replièrent sur des positions fortifiées. Au cours de la même heure, la garde parlementaire déposa les armes, et les forces sous le commandement du major-général K. Grebennik capturèrent le Parlement et libérèrent les ministres capturés du gouvernement Rákosi-Hegedüs.
La station de radio, Free Kossuth Rádió, cessa d'émettre à 08h07. Une réunion d'urgence du Cabinet se tint au Parlement mais ne fut suivie que par trois ministres. Alors que les troupes soviétiques arrivaient pour occuper le bâtiment, une évacuation négociée s'ensuivit, laissant le ministre d'État István Bibó comme dernier représentant du gouvernement national à son poste. Il écrivit « Pour la liberté et la vérité », une proclamation émouvante à la nation et au monde.
Les combats cessèrent entre le 28 octobre et le 4 novembre, car de nombreux Hongrois croyaient que les unités militaires soviétiques se retiraient de Hongrie.
La création du « Gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan de Hongrie »
eventdimanche 4 nov. 1956placeHongrie
Au cours des premières heures du 4 novembre, Ferenc Münnich annonça sur Radio Szolnok la création du « Gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan de Hongrie ».
À 03h00 le 4 novembre, les chars soviétiques pénétrèrent dans Budapest le long de la rive de Pest du Danube en deux poussées : l'une remontant la route de Soroksári depuis le sud et l'autre descendant la route de Váci depuis le nord.
Ainsi, avant même qu'un seul coup de feu ne soit tiré, les Soviétiques avaient effectivement coupé la ville en deux, contrôlaient toutes les têtes de pont et étaient protégés à l'arrière par le large fleuve Danube. Des unités blindées traversèrent vers Buda et, à 04h25, tirèrent les premiers coups de feu sur la caserne de l'armée sur la route de Budaörsi. Peu après, des tirs d'artillerie et de chars soviétiques furent entendus dans tous les districts de Budapest.
À 05h20 le 4 novembre, Imre Nagy diffusa son dernier appel à la nation et au monde, annonçant que les forces soviétiques attaquaient Budapest et que le gouvernement restait à son poste.
À 06h00, le 4 novembre, dans la ville de Szolnok, János Kádár proclama le « Gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan hongrois ». Sa déclaration affirmait : « Nous devons mettre fin aux excès des éléments contre-révolutionnaires. L'heure de l'action a sonné. Nous allons défendre les intérêts des ouvriers et des paysans ainsi que les acquis de la démocratie populaire. »
À 08h00, la défense organisée de la ville s'évapora après la saisie de la station de radio, et de nombreux défenseurs se replièrent sur des positions fortifiées. Au cours de la même heure, la garde parlementaire déposa les armes, et les forces sous le commandement du major-général K. Grebennik capturèrent le Parlement et libérèrent les ministres capturés du gouvernement Rákosi-Hegedüs.
La station de radio, Free Kossuth Rádió, cessa d'émettre à 08h07. Une réunion d'urgence du Cabinet se tint au Parlement mais ne fut suivie que par trois ministres. Alors que les troupes soviétiques arrivaient pour occuper le bâtiment, une évacuation négociée s'ensuivit, laissant le ministre d'État István Bibó comme dernier représentant du gouvernement national à son poste. Il écrivit « Pour la liberté et la vérité », une proclamation émouvante à la nation et au monde.
Les combats cessèrent entre le 28 octobre et le 4 novembre, car de nombreux Hongrois croyaient que les unités militaires soviétiques se retiraient de Hongrie.
La création du « Gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan de Hongrie »
eventdimanche 4 nov. 1956placeHongrie
Au cours des premières heures du 4 novembre, Ferenc Münnich annonça sur Radio Szolnok la création du « Gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan de Hongrie ».