La Garde présidentielle, la gendarmerie et la milice de jeunesse, aidées par les populations locales, ont continué à tuer à un rythme très élevé
Pendant le reste du mois d'avril et début mai, la Garde présidentielle, la gendarmerie et la milice de jeunesse, aidées par les populations locales, ont continué à tuer à un rythme très élevé. Gérard Prunier estime qu'au cours des six premières semaines, jusqu'à 800 000 Rwandais pourraient avoir été assassinés, ce qui représente un taux cinq fois plus élevé que pendant l'Holocauste de l'Allemagne nazie. L'objectif était de tuer chaque Tutsi vivant au Rwanda et, à l'exception de l'armée du FPR en progression, il n'y avait aucune force d'opposition pour empêcher ou ralentir les massacres.
