1Le premier Gouverneur général de l'Algérie
Les Français ont envahi l'Algérie en 1830. Dirigée par le maréchal Bugeaud, qui devint le premier Gouverneur général de l'Algérie, la conquête fut violente, marquée par une politique de « terre brûlée » destinée à réduire le pouvoir des dirigeants autochtones, les Deys, incluant des massacres, des viols de masse et d'autres atrocités.
2Une colonie militaire française
En 1834, l'Algérie est devenue une colonie militaire française.
3Partie intégrante de la France
L'Algérie a été par la suite déclarée par la constitution de 1848 comme partie intégrante de la France et divisée en trois départements : Alger, Oran et Constantine. De nombreux Français et autres Européens (Espagnols, Italiens, Maltais, et autres) se sont installés plus tard en Algérie.
4Code de l'indigénat
Sous le Second Empire (1852–1871), le Code de l'indigénat a été mis en œuvre par le sénatus-consulte du 14 juillet 1865. Il permettait aux musulmans de demander la pleine citoyenneté française, une mesure que peu ont prise, car elle impliquait de renoncer au droit d'être régi par la charia en matière personnelle et était considérée comme une forme d'apostasie.
5Décrets Crémieux
Avant 1870, moins de 200 demandes avaient été enregistrées par des musulmans et 152 par des Algériens juifs. Le décret de 1865 a ensuite été modifié par les décrets Crémieux de 1870, qui ont accordé la nationalité française aux Juifs vivant dans l'un des trois départements algériens.
6Le Code de l'indigénat a officialisé la discrimination
En 1881, le Code de l'indigénat a officialisé la discrimination en créant des peines spécifiques pour les indigènes et en organisant la saisie ou l'appropriation de leurs terres.
7L'égalité des droits a été proclamée
Après la Seconde Guerre mondiale, l'égalité des droits a été proclamée par l'ordonnance du 7 mars 1944.
8Le massacre de Sétif
Au début, et malgré le massacre de Sétif du 8 mai 1945 et la lutte pour l'indépendance avant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des Algériens étaient en faveur d'un statu quo relatif. Alors que Messali Hadj s'était radicalisé en formant le FLN, Ferhat Abbas maintenait une stratégie électorale plus modérée.
9Accordé la citoyenneté française à tous les sujets algériens
La loi du 20 septembre 1947 a accordé la citoyenneté française à tous les sujets algériens, qui n'étaient pas tenus de renoncer à leur statut personnel.
10Le Front de libération nationale
Lancé effectivement par des membres du Front de libération nationale (FLN) le 1er novembre 1954, lors de la Toussaint rouge, le conflit a conduit à de graves crises politiques en France, provoquant la chute de la Quatrième République (1946-1958), remplacée par la Cinquième République avec une présidence renforcée.
11La Toussaint rouge
Aux premières heures du 1er novembre 1954, des maquisards (guérilleros) du FLN (Front de libération nationale) ont attaqué des cibles militaires et civiles à travers l'Algérie lors de ce qui est devenu connu sous le nom de Toussaint rouge.
12Le plan Soustelle
Dès 1955, des groupes d'action politique efficaces au sein de la communauté coloniale algérienne ont réussi à convaincre nombre des gouverneurs généraux envoyés par Paris que le militaire n'était pas la voie pour résoudre le conflit. Un succès majeur fut la conversion de Jacques Soustelle, arrivé en Algérie comme gouverneur général en janvier 1955, déterminé à rétablir la paix. Soustelle, ancien homme de gauche devenu en 1955 un ardent gaulliste, a lancé un ambitieux programme de réformes (le plan Soustelle) visant à améliorer les conditions économiques de la population.
13Rabah Bitat a été arrêté par les Français
En mars 1955, Rabah Bitat, chef du FLN à Alger, a été arrêté par les Français.
14Le massacre des Pieds-Noirs
Le FLN a adopté des tactiques similaires à celles des groupes nationalistes en Asie, et les Français n'ont pas réalisé la gravité du défi auquel ils étaient confrontés avant 1955, lorsque le FLN s'est déplacé vers les zones urbanisées. « Un tournant important de la guerre d'indépendance fut le massacre de civils Pieds-Noirs par le FLN près de la ville de Philippeville (aujourd'hui Skikda) en août 1955. Avant cette opération, la politique du FLN était de n'attaquer que des cibles militaires et gouvernementales. Le commandant de la wilaya/région de Constantine a cependant décidé qu'une escalade drastique était nécessaire. Le meurtre par le FLN et ses partisans de 123 personnes, dont 71 Français, y compris des femmes âgées et des bébés, a choqué Jacques Soustelle, l'incitant à appeler à des mesures plus répressives contre les rebelles.
15Abbas s'est envolé pour Le Caire
En avril 1956, Abbas s'est envolé pour Le Caire, où il a officiellement rejoint le FLN. Cette action a attiré de nombreux évolués qui avaient soutenu l'UDMA par le passé.
16Deux prisonniers du FLN ont été exécutés
Le 19 juin 1956, deux prisonniers du FLN ont été exécutés à la guillotine à la prison de Barberousse.
17Représailles immédiates
Abane Ramdane a ordonné des représailles immédiates contre les Français et Yacef Saâdi, qui avait pris le commandement à Alger après l'arrestation de Bitat, a reçu l'ordre d'« abattre tout Européen, de 18 à 54 ans. Pas de femmes, pas d'enfants, pas de vieillards. » Une série d'attaques aléatoires dans la ville a suivi, avec 49 civils abattus par le FLN entre le 21 et le 24 juin.
18Les internes
En août et septembre 1956, la direction des guérilleros du FLN opérant en Algérie (populairement connus sous le nom d'« internes ») s'est réunie pour organiser un organe décisionnel formel afin de synchroniser les activités politiques et militaires du mouvement. La plus haute autorité du FLN était dévolue au Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), composé de trente-quatre membres, au sein duquel le Comité de coordination et d'exécution (CCE), composé de cinq hommes, formait l'exécutif.
1973 Algériens sont tués
Dans la nuit du 10 août 1956, aidé par des membres de l'Union française nord-africaine de Robert Martel, Achiary a posé une bombe rue de Thèbes dans la Casbah, visant le FLN responsable des fusillades de juin ; l'explosion a tué 73 Algériens.
20L'attentat du Milk Bar
Le soir du 30 septembre 1956, un trio de militantes du FLN recrutées par Yacef Saâdi, Djamila Bouhired, Zohra Drif et Samia Lakhdari, a mené la première série d'attentats à la bombe contre trois cibles civiles dans le centre d'Alger. Les bombes au Milk Bar, place Bugeaud, et à la Cafétéria, rue Michelet, ont fait 3 morts et 50 blessés, tandis que la bombe au terminus d'Air France n'a pas explosé en raison d'un minuteur défectueux.
21L'armée de l'air française intercepte un DC-3 marocain à destination de Tunis
En octobre 1956, l'armée de l'air française intercepte un DC-3 marocain à destination de Tunis, transportant Ahmed Ben Bella, Mohammed Boudiaf, Mohamed Khider et Hocine Aït Ahmed, et le force à atterrir à Alger. Lacoste fait arrêter et emprisonner les dirigeants politiques extérieurs du FLN pour la durée de la guerre. Cette action a conduit les chefs rebelles restants à durcir leur position.
22L'Organisation de la résistance de l'Algérie française (ORAF)
Une unité de pseudo-guérilla organisée a cependant été créée en décembre 1956 par la DST, l'agence de renseignement intérieur française. L'Organisation de la résistance de l'Algérie française (ORAF), un groupe de contre-terroristes, avait pour mission de mener des attentats sous faux drapeau dans le but d'anéantir tout espoir de compromis politique.
23Ali La Pointe assassine le maire de Boufarik et président de la Fédération des maires d'Algérie
Le 28 décembre 1956, sur ordre de Ben M'hidi, Ali La Pointe assassine le maire de Boufarik et président de la Fédération des maires d'Algérie, Amédée Froger, devant son domicile de la rue Michelet. Le lendemain, une bombe explose dans le cimetière où Froger devait être enterré ; des civils européens en colère réagissent en menant des attaques de vengeance aveugles (ratonnades), tuant quatre musulmans et en blessant 50.
24Le soutien au FLN s'affaiblit
Au cours de l'année 1957, le soutien au FLN s'affaiblit à mesure que le fossé entre les internes et les externes se creuse. Pour stopper cette dérive, le FLN élargit son comité exécutif pour inclure Abbas, ainsi que des dirigeants politiques emprisonnés comme Ben Bella. Il convainc également les membres communistes et arabes des Nations unies (ONU) d'exercer une pression diplomatique sur le gouvernement français pour négocier un cessez-le-feu.
25Le général Raoul Salan commande l'armée française en Algérie
À la fin de 1957, le général Raoul Salan, commandant l'armée française en Algérie, instaure un système de quadrillage, divisant le pays en secteurs, chacun étant en permanence gardé par des troupes chargées de réprimer les opérations rebelles sur leur territoire. Les méthodes de Salan réduisent considérablement les cas de terrorisme du FLN, mais immobilisent un grand nombre de troupes dans une défense statique. Salan construit également un système de barrières fortement surveillé pour limiter l'infiltration depuis la Tunisie et le Maroc.
26Lacoste convoque le général Salan et le général Massu
Le 7 janvier 1957, le gouverneur général Robert Lacoste convoque le général Salan et le général Massu, commandant de la 10e division parachutiste (10e DP), et explique que, la police d'Alger étant incapable de faire face au FLN et de contrôler les Pieds-noirs, Massu se verrait confier l'entière responsabilité du maintien de l'ordre à Alger.
27Des militantes du FLN posent à nouveau des bombes
Dans l'après-midi du samedi 26 janvier, des militantes du FLN posent à nouveau des bombes dans le centre d'Alger ; les cibles sont l'Otomatic rue Michelet, la Cafétéria et la brasserie Coq-Hardi. Les explosions font 4 morts et 50 blessés, et un musulman est tué par des Pieds-noirs en représailles.
28Le FLN appelle à une grève générale de 8 jours
Fin janvier, le FLN appelle à une grève générale de 8 jours dans toute l'Algérie, commençant le lundi 28 janvier. La grève semble être un succès, la plupart des magasins musulmans restant fermés, les travailleurs ne se présentant pas et les enfants ne fréquentant pas l'école. Cependant, Massu déploie rapidement ses troupes et utilise des voitures blindées pour arracher les rideaux de fer des magasins, tandis que des camions de l'armée rassemblent les travailleurs et les écoliers pour les forcer à reprendre leur travail et leurs études. En quelques jours, la grève est brisée.
29Les attentats continuent cependant
Les attentats continuent cependant et, à la mi-février, des militantes du FLN posent des bombes au stade municipal et au stade d'El-Biar à Alger, faisant 10 morts et 45 blessés. Après avoir visité Alger, le ministre de la Défense Maurice Bourgès-Maunoury, visiblement choqué, déclare au général Massu après les attentats : « Il faut en finir avec ces gens-là ! ».
30Le 2e RCP arrête un jeune avocat éminent et sympathisant du FLN, Ali Boumendjel
Le 9 février, les parachutistes du 2e régiment de chasseurs parachutistes (2e RCP) arrêtent un jeune avocat éminent et sympathisant du FLN, Ali Boumendjel. Après une tentative de suicide, Boumendjel avoue tout ce qu'il sait, y compris son implication dans le meurtre d'une famille européenne.
31Le 3e RPC fait une descente dans la fabrique de bombes, trouvant 87 bombes et 70 kg d'explosifs
Alors que les femmes n'avaient pas été fouillées auparavant à Alger, après l'explosion du Coq Hardi, l'un des serveurs a identifié l'auteure de l'attentat comme étant une femme. En conséquence, les suspectes ont été fouillées par des détecteurs de métaux ou physiquement, limitant la capacité du FLN à poursuivre la campagne d'attentats depuis la Casbah. En février, les troupes de Bigeard capturent le transporteur de bombes de Yacef qui, sous un interrogatoire intense, donne l'adresse de la fabrique de bombes au 5 impasse de la Grenade. Le 19 février, le 3e RPC fait une descente dans la fabrique, trouvant 87 bombes, 70 kg d'explosifs, des détonateurs et d'autres matériels ; l'organisation de fabrication de bombes de Yacef au sein de la Casbah est détruite.
32Les services de renseignement du colonel Trinquier localisent Ben M'hidi qui est capturé
Le 25 février, les services de renseignement du colonel Trinquier localisent Ben M'hidi, qui est capturé en pyjama par des paras rue Claude-Debussy.
33L'organisation du FLN à Alger a été complètement brisée
Fin mars 1957, l'organisation du FLN à Alger avait été complètement démantelée, la plupart des dirigeants du FLN ayant été tués ou étant entrés dans la clandestinité, et aucune bombe n'avait explosé à Alger. La 10e DP fut retirée de la ville et redéployée pour combattre le FLN en Kabylie. Cependant, Yacef entreprit de reconstruire son organisation à Alger.
34Il fut annoncé que Ben M'hidi s'était suicidé en se pendant avec sa chemise
Le 6 mars, il fut annoncé que Ben M'hidi s'était suicidé en se pendant avec sa chemise.
35Une réunion entre Massu, Trinquier, Fossy-François et Aussaresses
Le 23 mars, à la suite d'une réunion entre Massu, Trinquier, Fossy-François et Aussaresses pour discuter du sort d'Ali Boumendjel, Aussaresses se rendit à la prison où Boumendjel était détenu et ordonna son transfert vers un autre bâtiment ; au cours de l'opération, il fut jeté d'une passerelle du 6e étage et trouva la mort.
36Deux parachutistes furent abattus dans la rue par le FLN
Début mai, deux parachutistes furent abattus dans la rue par le FLN ; leurs camarades, guidés par l'un des informateurs de Trinquier, attaquèrent un hammam considéré comme une cache du FLN, tuant près de 80 musulmans.
37Maurice Audin, un professeur d'université communiste, fut arrêté
L'usage de la torture ne se limitait pas aux musulmans ; des sympathisants français du FLN furent également arrêtés et soumis à ce traitement. Maurice Audin, un professeur d'université communiste, fut arrêté par les paras le 11 juin, soupçonné d'héberger et d'aider des agents du FLN. Henri Alleg, le rédacteur en chef communiste d'Alger républicain, fut arrêté par les paras à l'appartement d'Audin le lendemain et apprit par Audin qu'il avait été torturé. Audin ne fut jamais revu et l'on pense qu'il est mort pendant son interrogatoire ou qu'il a été sommairement exécuté.
38Les forces de Yacef placèrent des bombes dans des réverbères aux arrêts de bus du centre d'Alger
Le 3 juin, les forces de Yacef placèrent des bombes dans des réverbères aux arrêts de bus du centre d'Alger ; les explosions firent huit morts et 90 blessés, un mélange de Français et de musulmans.
39Une bombe explosa au Casino en périphérie d'Alger, faisant neuf morts et 85 blessés
Le 9 juin, une bombe explosa au Casino en périphérie d'Alger, faisant neuf morts et 85 blessés. Après l'enterrement des victimes du casino, les Pieds-Noirs déclenchèrent une ratonnade qui fit cinq morts et plus de 50 blessés parmi les Algériens. À la suite de cette recrudescence de violence, la 10e DP fut à nouveau déployée à Alger.
40Des négociations informelles eurent lieu entre Yacef et Germaine Tillion
En juillet, des négociations informelles eurent lieu entre Yacef et Germaine Tillion pour tenter de convenir d'un accord par lequel les attaques contre les civils cesseraient en échange de l'arrêt des exécutions à la guillotine des membres du FLN par les Français. Durant cette période, plusieurs bombes du FLN furent posées, mais sans faire de victimes civiles.
41Renseignements obtenus par les agents du colonel Godard
Le 26 août, suite à des renseignements obtenus par les agents du colonel Godard, le 3e RPC fit une descente dans une maison de l'impasse Saint-Vincent où le nouveau fabricant de bombes et l'adjoint de Yacef étaient censés se cacher. Après avoir subi plusieurs pertes en tentant de capturer les deux hommes vivants, ils furent finalement tués.
42Un courrier de Yacef fut arrêté
Le 23 septembre, un courrier de Yacef fut arrêté par les hommes de Godard.
43Le 1er REP commandé par le colonel Pierre Jeanpierre boucla la rue Caton et fit une descente dans la cache de Yacef
Le 24 septembre à 5 heures du matin, le 1er REP commandé par le colonel Pierre Jeanpierre boucla la rue Caton et fit une descente dans la cache de Yacef au numéro 3. Yacef et Zohra Drif se cachèrent dans une cavité murale, mais celle-ci fut rapidement localisée par les troupes françaises. Yacef lança une grenade sur les soldats français, mais ces derniers souhaitaient le prendre vivant ; lui et Zohra Drif finirent par se rendre. De l'autre côté de la rue, au numéro 4, Ali La Pointe échappa au cordon français et se rendit dans une autre planque de la Casbah.
44Le 1er REP encercla la cache d'Ali La Pointe au 5 rue des Abderames
Le soir du 8 octobre, le 1er REP encercla la cache d'Ali La Pointe au 5 rue des Abderames. Les parachutistes posèrent des charges pour faire sauter la cloison derrière laquelle Ali et ses camarades se cachaient ; malheureusement, l'explosion fit détoner un stock de bombes, détruisant la maison et plusieurs bâtiments voisins, tuant Ali, ses deux camarades et 17 autres musulmans dans les maisons adjacentes.
45L'armée française changea de tactique
À la fin de 1958, l'armée française abandonna le quadrillage au profit de l'utilisation de forces mobiles déployées dans des missions massives de recherche et de destruction contre les bastions du FLN.
46Crise de mai 1958
Après son mandat de gouverneur général, Soustelle retourna en France pour organiser le soutien au retour au pouvoir de de Gaulle, tout en conservant des liens étroits avec l'armée et les pieds-noirs. Début 1958, il avait organisé un coup d'État, réunissant des officiers dissidents de l'armée et des pieds-noirs avec des gaullistes sympathisants. Une junte militaire sous la direction du général Massu prit le pouvoir à Alger dans la nuit du 13 mai, événement connu par la suite sous le nom de crise de mai 1958.
47Des parachutistes français du corps algérien débarquèrent en Corse
Le 24 mai, des parachutistes français du corps algérien débarquèrent en Corse, prenant l'île française sans effusion de sang lors de l'opération Corse.
48Je vous ai compris
Lors de son voyage en Algérie le 4 juin, de Gaulle fit délibérément un appel émotionnel ambigu et large à tous les habitants, déclarant : "Je vous ai compris".
49Tous les Algériens, y compris les femmes, furent inscrits pour la première fois sur les listes électorales pour participer à un référendum sur la nouvelle constitution
De Gaulle nomma immédiatement un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution pour la Cinquième République française, qui serait proclamée au début de l'année suivante, à laquelle l'Algérie serait associée sans pour autant en faire partie intégrante. Tous les Algériens, y compris les femmes, furent inscrits pour la première fois sur les listes électorales pour participer à un référendum sur la nouvelle constitution en septembre 1958.
50De Gaulle visita Constantine
De Gaulle s'est rendu à Constantine en octobre pour annoncer un programme visant à mettre fin à la guerre et à créer une Algérie étroitement liée à la France. L'appel de De Gaulle aux chefs rebelles pour qu'ils mettent fin aux hostilités et participent aux élections s'est heurté à un refus catégorique. « Le problème d'un cessez-le-feu en Algérie n'est pas simplement un problème militaire », a déclaré Abbas du GPRA. « Il est essentiellement politique, et la négociation doit couvrir toute la question de l'Algérie. » Les discussions secrètes qui étaient en cours ont été rompues.
51Le général Maurice Challe semblait avoir réprimé la résistance rebelle majeure
En 1959, le successeur de Salan, le général Maurice Challe, semblait avoir réprimé la résistance rebelle majeure, mais les développements politiques avaient déjà dépassé les succès de l'armée française.
52De Gaulle a été élu président
En février 1959, De Gaulle a été élu président de la nouvelle Cinquième République.
53Manifestations majeures à Alger
Après des manifestations majeures à Alger et dans plusieurs autres villes en faveur de l'indépendance (1960) et une résolution des Nations Unies reconnaissant le droit à l'indépendance.
54De Gaulle a appelé son armée inefficace à rester loyale
À Paris, le 29 janvier 1960, De Gaulle a appelé son armée inefficace à rester loyale et a rallié le soutien populaire à sa politique algérienne lors d'une allocution télévisée.
55La majeure partie de l'armée a suivi l'appel de De Gaulle
La majeure partie de l'armée a suivi l'appel de De Gaulle, et le siège d'Alger a pris fin le 1er février avec la reddition de Lagaillarde au commandement du général Challe de l'armée française en Algérie.
56Organisation armée secrète
La perte de nombreux chefs ultras emprisonnés ou transférés dans d'autres régions n'a pas dissuadé les militants de l'Algérie française. Envoyé en prison à Paris puis libéré sous condition, Lagaillarde s'est enfui en Espagne. Là, avec un autre officier de l'armée française, Raoul Salan, qui était entré clandestinement, et avec Jean-Jacques Susini, il a créé l'Organisation armée secrète (OAS) le 3 décembre 1960, dans le but de poursuivre le combat pour l'Algérie française. Hautement organisée et bien armée, l'OAS a intensifié ses activités terroristes, dirigées à la fois contre les Algériens et les citoyens français pro-gouvernementaux, alors que le mouvement vers un règlement négocié de la guerre et l'autodétermination prenait de l'ampleur.
57Faire pression sur de Gaulle pour qu'il abandonne son exigence de conserver le Sahara
Pour faire pression sur de Gaulle afin qu'il abandonne son exigence de conserver le Sahara, le FLN a organisé des manifestations en France à l'automne 1961, auxquelles participaient des Algériens y résidant, que la police française a réprimées.
58Le premier référendum sur l'autodétermination de l'Algérie
De Gaulle a convoqué le premier référendum sur l'autodétermination de l'Algérie le 8 janvier 1961, que 75 % des électeurs (à la fois en France et en Algérie) ont approuvé, et le gouvernement de de Gaulle a entamé des négociations de paix secrètes avec le FLN. Dans les départements algériens, 69,51 % ont voté en faveur de l'autodétermination.
59Les pourparlers qui ont commencé en mars 1961 ont échoué
Les pourparlers qui ont commencé en mars 1961 ont échoué lorsque de Gaulle a insisté pour inclure le Mouvement national algérien (MNA), beaucoup plus petit, ce à quoi le FLN s'est opposé. Comme le FLN était de loin le mouvement le plus fort, le MNA étant presque anéanti à cette époque, les Français ont finalement été contraints d'exclure le MNA des pourparlers après que le FLN a quitté la table des négociations pendant un certain temps.
60Les pourparlers avec le FLN ont repris à Évian
Les pourparlers avec le FLN ont repris à Évian en mai 1961 ; après plusieurs faux départs, le gouvernement français a décrété qu'un cessez-le-feu prendrait effet le 18 mars 1962.
61Les combats étaient « virtuellement terminés »
Le 29 juin 1961, De Gaulle a annoncé à la télévision que les combats étaient « virtuellement terminés » et, par la suite, il n'y a plus eu de combats majeurs entre l'armée française et le FLN ; au cours de l'été 1961, l'OAS et le FLN se sont engagés dans une guerre civile, dans laquelle le plus grand nombre d'Algériens a rapidement fait la différence.
62Massacre d'Algériens
C'est au cours de la répression d'une manifestation qu'a eu lieu un massacre d'Algériens le 17 octobre 1961, ordonné par Maurice Papon.
63L'OAS s'est tournée vers le braquage de banque pour financer sa guerre
Au printemps 1962, l'OAS s'est tournée vers le braquage de banque pour financer sa guerre contre le FLN et l'État français, et a bombardé des unités spéciales envoyées par Paris pour les traquer.
64Une « offensive générale »
Le 10 janvier 1962, le FLN a lancé une « offensive générale » contre l'OAS, organisant une série d'actions contre les communautés pieds-noirs comme moyen de pression.
65L'OAS a tenté d'assassiner le ministre de la Culture André Malraux
Le 7 février 1962, l'OAS a tenté d'assassiner le ministre de la Culture André Malraux en faisant exploser une bombe dans son immeuble, ce qui n'a pas réussi à tuer sa cible, mais a laissé une fillette de quatre ans vivant dans l'appartement voisin aveuglée par les éclats d'obus.
66Un accord de paix a été conclu pour accorder l'indépendance à toute l'Algérie
Le 20 février 1962, un accord de paix a été conclu pour accorder l'indépendance à toute l'Algérie.
67Les Accords d'Évian
Charles de Gaulle, le premier président de la Cinquième République, a décidé d'ouvrir une série de négociations avec le FLN. Celles-ci ont abouti à la signature des Accords d'Évian en mars 1962. Un référendum a eu lieu le 8 avril 1962 et l'électorat français a approuvé les Accords d'Évian.
68Le deuxième référendum sur l'indépendance de l'Algérie
Lors du deuxième référendum sur l'indépendance de l'Algérie, organisé en avril 1962, 91 % de l'électorat français a approuvé les Accords d'Évian.
69La déclaration d'indépendance
La déclaration d'indépendance le 5 juillet 1962, les dernières forces françaises n'ont quitté la base navale de Mers El Kébir qu'en 1967.
70L'Algérie a été admise comme 109e membre des Nations Unies
L'Algérie a été admise comme 109e membre des Nations Unies le 8 octobre 1962.

